Au QUÉBEC,

Les inondations par le froid
Phénomène très rare




Ceci est une hypothèse que je propose



Aujourd'hui jeudi,
le 29 janvier 2004




En ce moment, il se passe au Québec un phénomène extraordinaire quoique naturel.




L'eau gèle par le fond.

Et les rivières gonflent.


Image de la Ville de Montréal




Pourtant la nature avait prévu un moyen d'éviter un tel phénomène. Dans le deuxième livre que j'ai écrit sur l'univers, j'ai un chapitre qui explique jusqu'à quel point la nature a été prévenante en mettant une loi pour nous protéger.



Vous trouverez dans les bibliothèques des universités du Québec, ce livre publié en 1993 sous le titre : "Gravitation et amour", Éditions Gravitation, chapitre 22 Les propriétés de l'eau à 4o Celsius, page 223.



En effet si la densité de l'eau n'atteignait pas son état le plus lourd à 4o Celsius, ce serait à chaque année des catastrophes énormes qui se répéteraient. Si la densité de l'eau augmenterait à mesure qu'elle se refroidit, la GLACE SE FORMERAIT TOUJOURS PAR LE FOND. Ainsi, on verrait les rivières qui gonfleraient et gonfleraient durant tout l'hiver. Prenons l'exemple du FER. À 4o Celsius, il n'arrête pas de se contracter. À moins 20, il continue encore l'augmentation de sa densité. Il en est ainsi pour tout les matériaux sauf l'eau et c'est ce qui nous sauve. Dame Nature nous aime. Mais cette année, les conditions climatiques font en sorte que la Nature se déjoue elle-même. Voyons comment?






Des sels déglaçant dans le fond des rivières pourraient être une solution





La Nature, quand elle est normale


Normalement, à l'automne, les rivières se refoidissent lentement. Quand le dessus de l'eau atteint le point zéro, une pellicule de glace se forme qui s'épaissit ensuite de jour en jour. Voilà notre protection contre le phénomène d'inondations de cet hiver. L'épaisseur de la glace empêche l'eau de devenir trop froide en profondeur.


C'est un phénomène très rare. Il faut des conditions vraiment spéciales qui ne sont réunies qu'une fois en cent ans ou deux cents ans. Sauf à un endroit où j'ai découvert ce phénomène en petit format.


À 30 kilomètres de Québec, j'ai mon chalet où une belle petite rivière (la Petite-Rivière-du-Sault-à-la-Puce) coule souvent en cascades.


Voici la Petite-Rivière-du-Sault-à-la-Puce
Il est arrivé par quelques fois que j'étais présent aux premières nuits froides de l'automne. Je me suis posé des questions, quand un certain matin, après une nuit assez froide (environ -10 degré Celsius) je découvrais que la petite rivière avait crut d'environ 60 cm. Il n'y avait pas eu aucune pluie. La glace n'était pas sur la surface de l'eau mais attachée au cailloux et dans le fond. La rivière gelait donc par le fond. Comme le courrant d'eau était souvent en cascade, toute la masse de l'eau atteignait le zéro et alors la glace se formait là où elle pouvait s'attacher à quelque chose.


Voilà une belle histoire que peu de personne n'ont jamais vécue.





Ici une chute de 2 à 3 m.

Le brassage de l'eau
permet à toute la masse
d'atteindre le Zéro degré.


Cette année, en plus que le mois de janvier fut très froid, le facteur de refroidissement éolien aggrava la cause de la baisse des températures dans le fond même des rivières.




















Aujourd'hui,
vendredi, le 30 janvier 2004





Photo de la Ville de Laval



Ce matin, il semble que la crue n'a pas montée. La température a été d'environ de -15 degré Celsius. Ce qui laisse présager un peu, que le froid diminuant, la glace se forme moins vite. Comme on annonce des températures plus chaudes pour lundi et mardi (le 2 et 3 février) (-1 degré), il est possible qu'une amélioration sensible se fasse sentir à ce moment. On saura alors que la chaleur est une façon de résorber ces inondations.








Des sels déglaçant dans le fond des rivières pourraient être une solution




Aujourd'hui,
samedi, le 31 janvier 2004



Hier, j'ai été très occupé. La rédaction de ma page n'a peu progressée. Je vais essayer de faire mieux aujourd'hui.

Dans les observations que je vous ai laissé en vrac, hier, je demandais pourquoi, après un mois de froid très intense, les dessus des rivières est encore à l'eau claire?

Cette nuit, vers les 3 heures, j'ai été tenu éveillé par cette question que je trouvais fascinante. C'est toujours la nuit que je trouve les réponses à mes questions. Il fallait absolument que la température de l'eau en surface fut plus chaude qu'en profondeur. Comment l'expliquer?

Je me suis rappelé mes vieilles notions de PHYSIQUE élémentaire. On sait que le changement d'état de l'eau de liquide à solide se fait en produisant de la chaleur et même beaucoup. Chaque gramme d'eau qui se transforme en glace produit 80 calories. Si cette chaleur était appliquée à un autre gramme d'eau liquide ce serait suffisant pour faire monter sa température de 80o Celsius, presque le point d'ébulition. C'est quand même pas négligeable.

Dans la rivière, toute cette chaleur est distribuée dans toute la masse d'eau de la rivière. Ça prend donc des froids assez intenses pour chasser cette chaleur et garder l'eau au fond de la rivière à 0o Celsius. Quand le fond de la rivière est à zéro, alors la glace se forme par le fond. Et cette nouvelle glace donne à nouveau de la chaleur qui monte vers la surface de la rivière, l'empêchant ainsi de former un couvert de glace protecteur. Quand vous mettez un bac à glace dans le congélateur, pour qu'il gèle il doit laisser la chaleur sortir par le radiateur en arrière de votre congélateur. Les lois sont universelles.
Les nouvelles de ce matin sont assez bonnes. Il a fait environ -15o Celsius à Montréal cette nuit. Il semble qu'on ait remarqué aucune crue. Le -15 semble être un point milieu. Le froid n'est pas assez intense pour porter l'eau du fond à Zéro. De nouvelles glaces ne se fabriquent plus. À -10 et -5 cela devrait devenir encore plus signifiant. On verra bien, on annonce des températures plus douce pour lundi et mardi, le 2 et 3 février 2004.



Il serait important pour l'avenir que des ingénieurs puissent faire des relevés sur plusieurs points :


Des sels déglaçant dans le fond des rivières pourraient être une solution




Aujourd'hui,
dimanche, le 1erfévrier 2004



Hier, la température a été encore plus chaude, environ -10 degrés. Les rivières ont baissé de 5 à 10 cm. Il semble bien que ce phénomène d'inondation avait été favorisé par les grands froids que nous avons eu en janvier et non par les embâcles qui ne sont qu'un effet du froid.

Aujourd'hui, un embâcle a été brisé, ce qui a effectivement fait descendre un peu le niveau des eaux.





Aujourd'hui,
lundi, le 2 février 2004



Il semble se confirmer de plus en plus qu'il est juste de parler d'INONDATIONS PAR LE FROID. Les températures d'hier ont été encore plus clémentes, environ -5 degrés. Les niveaux d'eau ont baissé encore de quelques centimètres quoique durant la nuit il y a eu une nouvelle montée cependant plus petite que la baisse d'hier causée probablement en partie par le déblocage d'un embâcle.


Il se peut que briser la couverture de glace avec des dragueurs ne donne pas les résultats prévus. C'est le fond des rivières qui s'est rempli de glace parce que les grands froids ont fait baisser la température de l'eau à Zéro au fond des rivières. Alors la masse d'eau s'est mise à former des cristaux un peu partout. Ces cristaux ont alors besoin de se fixer à quelque chose. C'est sur le fond qu'ils trouvent le meilleur endroit. Plus la température extérieure monte, plus les chances sont bonnes que ce fond glacé disparaisse. Expérons-le avant la fonte des neiges.


Je ne pense pas que les pluies de décembre soient responsables de ces inondations. La cause principale est les grands froids qui ont permis que la glace se forme par le fond. Quand le fond est à moitiée rempli de glace solide, il faut bien que le niveau de l'eau monte. Il n'est pas certain que le dragage des rivières serait nécessaire pour le printemps. Tout dépend du temps et des températures qu'il fera ce printemps.


Je ne crois pas non plus que la faute puisse être attribuée à Hydro-Québec. C'est plutôt le contraire. Avec ses barrages, elle peut contrôler le débit des cours d'eau. Le seul aspect négatifs est le fait que ses barrages obligent l'eau des rivières à faire un bond tourbillonnant qui crée un brassage de l'eau. L'eau du fond à 4oCelsius est ainsi mélangée à la grande masse plus froide. Ainsi la couche protectrice du fond des rivières n'est plus là pour empêcher le gèle par le fond.


Habituellement, le doux temps et les pluies, quand ils font déborder les rivières, s'appaisent quand arrive le froid. Maintenant c'est le froid qui produit le débordement mais d'une façon différente.


Quand une situation pareille se présente, il y aurait peut-être avantage à retenir les glaces flottantes à plusieurs endroits avec des cables flottants (comme à Batiscan) pour permettre justement de constituer une couverture pour garder la chaleur de l'eau. Je pense qu'il faut que le fond de la rivière retrouve son 4o degré protecteur. C'est le couvert de glace des rivières qui nous protège contre le phénomène de la glace qui prend par le fond et qui provoque alors des inondations


Aujourd'hui,
mardi, le 3 février 2004



Si le froid devait revenir, il serait intéressant de tenter une expérience qui, je pense sérieusement, aurait des chances de réussir.


L'épandage des plusieurs tonnes de sel fondant permettrait aux rivières de creuser leur chemin dans le lit profond de leur cours. À Chaque hiver, ce sont des milliers de tonnes de sel qui sont jetés dans le fleuve Saint-Laurent en provenance de toutes les rues de la ville. Ce n'est pas quelques centaines de tonnes de plus qui feront la différence. Mais comment utiliser ce sel le plus efficacement possible? Je pense qu'il faudrait déposer ce sel le plus profond possible, c'est-à-dire en allant le porter au fond même de la rivière. Il suffirait, je pense, de faire transiter le sel dans un tuyau de 25 à 30 cm qui glisserait sur le fond de la rivière. Le sel est alors envoyé dans ce tuyau tout en descendant la rivière. Déposé ainsi, le sel garderait tout son effet fondant là où il serait déposé.

Ce matin, on annonce que les rivières ont baissé de 16 cm. Encore là, on peut déduire que:

la chaleur fait baisser les rivières
et que
le froid les fait monter


On annonçait aussi que depuis le début des baisses de niveaux d'eau, on a constaté une baisse totale de 40 cm. Ceci est encore plus significatif. La cause des inondations est bien le froid. Je n'ai pas encore entendu personne le dire. Pour bien agir sur un événement, il faut en bien connaître la cause. Les deux solutions que j'ai proposées sont directement liés à la cause :





À moins de revirement de situation, je ferme ici ma page sur cet événement.



Remarques



Si j'avais pu voir en direct les événements concernant ces inondations, j'aurais pû y découvrir plus des facteurs explicatifs. Ce n'est qu'à la télévision que j'ai pû voir ces rivières. Je n'avais pas d'hélicoptère pour voir évoluer la situation.









Ampliation de cette page
Suite au lancement de cette page, j'ai envoyé 3 courriels aux personnes les plus concernées :



Réponses
Le 19 février 2004, j'ai reçu confirmatilon que M. le maire Tremblay a bien reçu mon courriel.


Voici ce courriel :




Monsieur,


Le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, a bien reçu votre courriel du 4 février 2004 concernant votre site Internet intitulé Au Québec, les inondations par le froid.


Nous avons visité votre site et nous vous remercions de l'avoir porté à notre attention.


Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.


Richard Thériault
Directeur de l'administration
et des communications









Voici un courriel que j'ai reçu le 25 février de France.

Bonjour,

En sibérie, depuis les années 1930, pour éviter les inondations par le froid, les Russes font flotter des troncs d'arbres sur les rivières qui risqueraient de geler par le fond. Ils évitent aussi de faire exploser les fonds à la dynamite car ça aggrave plutot le phénomène.


Praynaud
Crédit agricole
France


Merci de ton commentaire



Nouveaux faits

Dimanche le 14 mars, Radio-Canada à son émission DÉCOUVERTE annonçait que, le dimanche le 21 mars à 18h.30, on allait traité des inondations par le froid.

J'ai bien hâte de voir le contenu de cette émission.


Dimanche, le 21 mars 2004
J'ai écouté l'émission de 21 mars. Rien de nouveau sur le sujet que je n'ai pas signalé dans ma page.

Aucune allusion à mon site sur le sujet.







9 décembre 2004 : commentaire de
Philippe Steiver











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